Le défilé renault® accueille Pop Art Car, une exposition imaginée avec le Fonds Renault pour l’Art et la Culture qui tisse un dialogue entre 3 univers profondément ancrés dans notre quotidien : le Pop Art, le Street Art et l’automobile. La voiture quitte la route pour entrer dans le champ du regard, de l’interprétation et du symbole. À l’image des œuvres présentées, elle devient surface visuelle, matière et récit. Avec Pop Art Car, la marque célèbre le lien entre innovation industrielle et création artistique, et affirme que la voiture, objet partagé par tous, est aussi une icône de la culture populaire.
De la culture de masse à l’espace public
Le Pop Art naît dans les années 1950-1960 d’une volonté de désacraliser l’image, en puisant ses formes et ses sujets dans la culture de masse, les médias, la publicité. Les artistes du Pop Art se démarquent des mouvements passés et décident à l’avance de ce qu’ils vont peindre. Ils font l’éloge d’un caractère « dépersonnalisé, anonyme et objectif ». Leurs esthétiques s’inscrivent dans le contexte du boom industriel de l’après-guerre, marqué par l’irruption de la couleur dans la presse, du développement de nouvelles techniques comme la sérigraphie et la peinture acrylique, et la transformation des modes de vie à travers la voiture, les autoroutes, les supermarchés, la télévision et la photographie.
Le Street Art prolonge cet héritage en le croisant avec l’art populaire, la bande dessinée, la musique, le muralisme et les cultures urbaines liées aux pratiques de rue (graffiti, breakdance, hip-hop). Né au début des années 1970, il investit l’espace public, valorise l’éphémère, la spontanéité, et développe des langages visuels lisibles et immédiatement accessibles par tous. De Gérard Zlotykamien, en passant par les pionniers du graffiti, jusqu’aux artistes contemporains tels qu’Invader, Jean Faucheur ou D*Face, l’Art Urbain, qui multiplie ses points de vue, s’affirme comme un art contextuel en dialogue direct avec la ville et ses habitants.
Pour l’historien de l’art spécialiste du Pop Art, Renaud Faroux, ces pratiques forment une véritable continuité : un art qui s’empare du réel, dialogue avec les images qui nous entourent et transforme les objets du quotidien, dont la voiture, en icônes culturelles. L’exposition révèle une évidence : l’automobile n’est pas seulement un objet technique, mais une figure emblématique profondément partagée. entre art, industrie et imaginaire collectif, elle devient symbole d’époques passées, rêvées et à venir. Dans cet échange entre mémoire et invention, entre rue et atelier, entre production et vision, la voiture, tout comme l’art, continuent d’inspirer et raconter notre monde en mouvement.
Pop Art Car vous invite à parcourir la rampe comme on traverse une histoire faite de volumes, de couleurs et de formes. Elle vous convie à déambuler, simplement, là où l’art rencontre l’objet, et où Renault nous propose de regarder autrement ce qui nous accompagne au quotidien.
Renault, une longue histoire entre art et industrie
Depuis les années 1930, Renault accompagne la création contemporaine en rapprochant art et industrie. Avec le Fonds Renault pour l’Art et la Culture, créé en 2024, le groupe préserve et enrichit sa collection historique, qui rassemble des œuvres emblématiques d’artistes tels que Robert Doisneau, Arman, Erró, Victor Vasarely ou Jean Dubuffet, tout en soutenant les talents d’aujourd’hui, notamment dans l’art urbain contemporain.
Dans cette continuité, la Renault Art Factory, ouverte en 2025 au cœur de l’usine Renault de Flins, transforme l’ancien bâtiment de peinture des voitures en résidence d’art. Sur 3 200 m², le bâtiment industriel reconverti accueille des artistes en résidence qui créent in situ, en dialogue direct avec l’architecture, l’histoire ouvrière et industrielle, ou avec la collection historique. Au cœur de l’usine de Flins, la mémoire ouvrière reste encore perceptible, presque sensorielle, à mesure que l’on déambule dans ses bâtiments qui ont vu la production de 18 millions de véhicules entre 1952 et 2024. Le programme artistique, conçu avec les commissaires Jean Faucheur et Gaël Lefeuvre, prévoit plusieurs résidences par an.
Lieu de mémoire et de transmission, l’atelier est un espace-temps profondément incarné par son passé productif. Aujourd’hui, il accueille déjà des œuvres magistrales, comme l’œuvre de Gérard Zlotykamien, intitulée Ready-made 1935-2025, 7 tonnes 5, réalisée en 2025 sur un bus Renault de 1937, des peintures monumentales de Jean Faucheur, et des artéfacts industriels quasi surréalistes, conservés comme autant de traces matérielles de la vie passée du lieu.
Le Fonds Renault affirme ainsi son soutien à l’Art Urbain et ses différentes incarnations, un art vivant et populaire, et relie héritage industriel et création contemporaine.
Retrouvez au défilé renault® :
Arman
Dan Rawlings
D*Face
Erró
Invader
Jean Faucheur
John « Crash » Matos
Lee Quinones
Victor Vasarely